Égalité salariale femmes-hommes et CSE : les nouvelles attributions du projet de loi 2026
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Fixation des dates, fractionnement, jours fériés chômés, congés pour événements familiaux, arrêt maladie pendant les congés : les règles applicables aux congés payés et aux jours fériés sont nombreuses et évoluent régulièrement.
Le CSE joue un rôle central d’information et de vigilance : il accompagne les salariés dans la compréhension de leurs droits et veille au respect des règles par l’employeur. Retrouvez ici toutes les fiches pratiques à jour des dernières évolutions législatives.
📅 Mis à jour le 3 septembre 2026 : intègre la loi DDADUE du 22 avril 2024, la loi du 8 juin 2020 et les jurisprudences récentes.

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Tout salarié acquiert 2,5 jours ouvrables (ou 2,08 jours ouvrés) de congés payés par mois de travail effectif, soit 30 jours ouvrables (5 semaines) par an.
Sauf accord collectif prévoyant une période différente (comme l’année civile), cette acquisition s’effectue sur une période de référence allant légalement du 1er juin de l’année N au 31 mai de l’année N+1.
Absences et acquisition de congés :
Certaines périodes d’absence sont assimilées à du temps de travail effectif et génèrent des droits à congés :
La fixation des dates et de l’ordre des départs en congé relève des prérogatives de l’employeur dans le cadre de son pouvoir de direction.
Les règles d’organisation sont définies prioritairement par un accord d’entreprise ou de branche. À défaut d’accord, c’est l’employeur qui fixe la période de prise des congés et l’ordre des départs, après avis obligatoire du CSE.
Les salariés ne peuvent pas fixer leurs dates ou partir en congés de leur propre initiative sans l’accord de leur employeur. Partir en congé sans autorisation préalable constitue un manquement susceptible d’être sanctionné.
En principe, non. Fixer les dates de congé relève du pouvoir de direction de l’employeur. Un salarié ne peut donc pas refuser les dates qui lui sont imposées, ni partir à d’autres dates de sa propre initiative.
Quand le refus du salarié est-il justifié ?
Le salarié est en droit de contester ou de refuser les dates imposées si l’employeur commet une irrégularité manquant au cadre légal ou conventionnel :
Recours et rôle du CSE en cas de litige :
⚠️ Attention : Si l’employeur a strictement respecté la procédure et les délais, le refus du salarié de prendre ses congés constitue une faute disciplinaire (susceptible de justifier une sanction pouvant aller jusqu’au licenciement pour faute grave).
Le fractionnement consiste à découper les 4 premières semaines de congés payés (le congé principal, soit 24 jours ouvrables ou 20 jours ouvrés) en plusieurs périodes distinctes.
Lorsqu’une fraction de ce congé principal (d’au moins 3 jours ouvrables) est posée en dehors de la période légale (du 1er mai au 31 octobre), le salarié bénéficie de droit de 1 à 2 jours de congés supplémentaires, appelés jours de fractionnement (article L. 3141-23 du Code du travail).
À noter : L’attribution de ces jours de fractionnement s’impose à l’employeur, sauf si un accord collectif (d’entreprise ou de branche) les a supprimés ou si le salarié y a expressément renoncé par écrit lors de sa demande.
Lorsqu’un jour férié est chômé (non travaillé) et tombe un jour habituellement travaillé dans l’entreprise :
Le sort du jour férié dépend de son statut au sein de l’entreprise (chômé ou travaillé) et de la méthode de décompte des congés :
Oui, le CSE joue un rôle consultatif stratégique. L’employeur ne peut pas organiser les congés payés ou les jours fériés de manière totalement unilatérale sans associer les représentants du personnel.
1. Une consultation obligatoire sur les congés payés
À défaut d’accord collectif fixant les règles, l’employeur doit obligatoirement consulter le CSE sur :
– La période générale de prise des congés payés.
– L’ordre des départs en congé (déterminé selon les critères légaux : situation de famille, ancienneté, cumul d’emplois).
Cette thématique est également abordée lors de la consultation récurrente annuelle sur la politique sociale, les conditions de travail et l’emploi (article L. 2312-26 du Code du travail).
2. L’avis du CSE sur les ponts et la journée de solidarité
– Fixation d’un pont : L’octroi d’un pont modifiant l’horaire collectif de travail (fermeture de l’entreprise et récupération des heures) nécessite la consultation préalable du CSE.
– Journée de solidarité : À défaut d’accord de branche ou d’entreprise, les modalités d’accomplissement de la journée de solidarité sont arrêtées après avis du CSE (article L. 3133-8).
3. Le relais des réclamations des salariés
Au-delà de son avis consultatif, le CSE peut saisir l’employeur de toute réclamation individuelle ou collective liée au non-respect des critères d’ordre des départs, au non-respect des délais de prévenance ou à une inégalité de traitement entre salariés.
Un “pont” est une journée travaillée située entre un jour férié et un week-end, que l’employeur peut accorder en congé. L’employeur peut imposer un pont en utilisant un jour de RTT collectif ou en demandant aux salariés de poser un jour de congé. Le CSE doit être consulté avant la mise en place d’un pont. À défaut d’accord, l’employeur peut le décréter unilatéralement avec un délai de prévenance suffisant, généralement un mois.
Les congés payés doivent être pris durant la période légale de prise (généralement du 1er mai au 30 avril de l’année suivante, sauf accord collectif). En principe, les congés non pris sont perdus, sauf exceptions.
Cas de report possibles :
⚠️ Nouvelle obligation pour l’employeur depuis 2024 : à la reprise du travail après un arrêt maladie, l’employeur doit informer chaque salarié, dans un délai d’un mois, du nombre de jours de congés acquis et de la date jusqu’à laquelle ils peuvent être pris. Sans cette information, le délai de report ne court pas.
En fin de contrat, les congés non pris donnent lieu à une indemnité compensatrice (article L. 3141-28 du Code du travail).
En cas de litige, le salarié peut solliciter le CSE, l’inspection du travail, ou saisir le Conseil de prud’hommes.
Le Code du travail prévoit des congés exceptionnels pour événements familiaux, sans condition d’ancienneté. Ces jours sont rémunérés intégralement et ne sont pas déduits des congés payés (art. L. 3142-1 à L. 3142-5).
Les durées minimales légales :
Les accords d’entreprise ou conventions collectives peuvent prévoir des durées plus favorables sur lesquelles le CSE peut intervenir dans le cadre du dialogue social.